Longs métrages en compétition

Samedi 25 novembre à 10h+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Heartstone

De Guðmundur Arnar Guðmundsson
Islande, fiction, 2017, 2h09’
Sortie nationale le 27 décembre 2017

Un village reculé de pêcheurs en Islande. Thor, 13 ans, vit avec sa mère et ses deux sœurs. Tandis que son meilleur ami se découvre des sentiments pour lui, il tente de gagner le cœur d’une fille. Quand l’été se termine et que la nature sauvage reprend ses droits, il est temps de quitter le terrain de jeu et de devenir adulte.

Gudmundur Arnar Gudmundsson

Gudmundur Arnar Gudmundsson, est né en Islande en 1982, et diplômé de l’Icelandic Art Academy. Après son diplôme, il s’installe au Danemark et étudie l’écriture de scénario. Ses courts métrages ont été sélectionnés dans plus de 200 festivals et ont remporté plus de 50 récompenses à travers le monde.
Parmi ces récompenses, une Mention spéciale pour Whale Valley, sorti en 2013, en compétition officielle au festival de Cannes, et nommé à l’European Film Awards. Gudmundsson a développé et écrit son premier film Heartstone au festival de Cannes, lors de la Résidence de la Cinéfondation. Pendant son développement, Heartstone a également reçu un prix de la Plateforme de Production des Pays-Bas.
Sélectionné au festival Premiers Plans d’Angers, Heartstone a remporté le Grand Prix du Jury, le Prix du Public, et le Prix SAFTAS / Erasmus décerné par un jury étudiant.

Le mot des jeunes

Guamundur Arnar Guomundsson explore sensiblement ce passage difficile de l’adolescence à l’âge adulte, faisant sans cesse un parallèle avec la nature sauvage, indomptable de L’Islande. Thor et Christian, du haut de leur 13 ans, sont d’une grande justesse fasse à leurs tumultes amoureux, là où la question de l’acceptation des différences restent à cet âge ce qu’il peut paraître de plus insurmontable.
Léa Lebigre

Samedi 25 novembre à 13h30+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

I am not a witch

De Rungano Nyoni
Zambie, 2017, 1h34’
Sortie nationale le 27 décembre 2017

Shula, 9 ans, est accusée de sorcellerie par les habitants de son village et envoyée dans un camp de sorcières. Entourée de femmes bienveillantes, condamnées comme elle par la superstition des hommes, la fillette se croit frappée d’un sortilège : si elle s’enfuit, elle sera maudite et se transformera en chèvre… Mais la petite Shula préfèrera-t-elle vivre prisonnière comme une sorcière ou libre comme une chèvre ?

Rungano Nyoni

Rungano Nyoni est née à Lusaka en Zambie, a grandi au Pays de Galles, et vit au Portugal. Elle est diplômée de l’université de Birmingham et a suivi une formation d’actrice à l’University of Arts de Londres. En 2010, elle réalise son premier court-métrage, The List, et remporte un BAFTA. Puis son court-métrage Mwansa The Great est sélectionné dans plus de 100 festivals et remporte plus de 20 prix. Elle co-écrit ensuite le court-métrage The Mass of Men qui remporte le Léopard d’Or à Locarno en 2012. Son dernier court-métrage, Listen, qu’elle co-réalise dans le cadre du programme « Nordic Factory » de la Quinzaine des Réalisateurs, remporte notamment un prix à Tribeca et est qualifié aux Oscars. I AM NOT A WITCH est son premier long-métrage ; développé au sein de la Résidence de la Cinéfondation, le film était en sélection à la Quinzaine des Réalisateurs au festival de Cannes en 2017 et fera la clôture de la section Discovery du festival de Toronto 2017.

Le mot des jeunes

I’m not a witch, c’est un peu une mini révolution dans notre compétition : c’est la première fois qu’on y présente un film africain, qui plus est réalisé par une femme. Quelle joie pour nous, et surtout quel plaisir de découvrir le Zambie à travers ses grandes étendues sauvages, ses us et coutumes mais aussi ses croyances qu’on pensait éteintes.. I’m not a witch abord le sujet original de l’ésotérisme et la magie, le tout incarné par une innocente petite fille que tout son peuple accuse. Un film puissant et nécessaire pour comprendre que les camps de sorcière, ce n’est pas que dans les livres de contes…
Mathilde Colleter

Samedi 25 novembre à 16h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Mobile homes

De Vladimir de Fontenay
Canada, fiction, 2017, 1h48’
Sortie nationale le 4 avril 2018
Sélection Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2017
Séance en présence du réalisateur

Ali et Evan sillonnent les routes entre les Etats-Unis et le Canada. Ils utilisent Bone, le fils d’Ali, âge de huit ans, dans leurs trafics. Le jeune couple vit de plus en plus dangeureusement. Tous rêvent pourtant d’un refuge, d’un foyer, mais leur fuite inexorable les entraîne sur un chemin qu’ils n’avaient pas prévu… Pour trouver sa place, Ali aura à faire un choix entre la liberté et sa responsabilité de mère.

Vladimir de Fontenay

Né à Paris en 1987, Vladimir de Fontenay a étudié et travaillé en France, en Italie et aux États-Unis. Diplômé de la NYU Tisch School of the Arts, il est lauréat du Spike Lee Production Fund et pensionnaire de la MacDowell Colony. Ses courts-métrages ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festivals, projetés dans des musées et distribués par de grandes chaînes du réseau câblé. Son court-métrage
Tout en travaillant sur une version longue de son court-métrage Mobile Homes, Vladimir réalise son premier clip vidéo, Toys : Golden Line, montré pour la première fois au SXSW Film Festival et co-réalise le long-métrage Memoria avec Sam Dillon, Thomas Mann et James Franco (nommé dans la catégorie Meilleur Acteur aux Oscars en 2011). Vladimir de Fontenay a également réalisé What Lies Beneath The Sky, un court-métrage documentaire avec la voix de Chantal Akerman, sélectionné au Festival du film de Tribeca en 2015.

Le mot des jeunes

Road movie, Mobil Homes est un exil cinématographique dans lequel des personnages rêvent simplement d’une vie banale avec une maison, un lit ou dormir, de trouver leur place dans ce monde. Mais pour cela, ils doivent d’abord faire face à leurs démons. Nous avons été très touché par ces personnages perdus, livrés à eux mêmes. Le cinéaste Vladimir de Fontenay explore avec une grande intensité ce nous devenons quand la chance nous abandonne. Nous suivons ainsi Ali, Evan et Bone le fils d’Ali dans cette vie de nomade, à la marge, au bord des routes du grand Nord Américain. Entre liberté et responsabilité de mère, Ali devra faire son choix.
Arnaud Delmarle

Samedi 25 novembre à 19h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Children of the night

De Andrea De Sica
Italie, fiction, 2016, 1h25’
Séance en présence du réalisateur

Giulio, adolescent de 17 ans issu d’une famille aisé, est envoyé en pension dans un endroit isolé des Alpes, où tout contact avec l’extérieur est interdit. Il y fait la connaissance d’Edouardo, pensionnaire mystérieux de cet internat. Leur amitié va se trouver scellée par des évasions fréquentes la nuit, lorsque la surveillance des étudiants semble s’arrêter. C’est en pleine forêt qu’ils vont alors mystérieusement trouver un refuge, comme bon nombre d’autres adolescents. Mais ces transgressions au règlement font-elles d’eux des êtres totalement libres ?

Andrea De Sica

Né à Rome, Andrea De Sica a fait ses études au Centre Expérimental du Cinéma et obtient également un an plus tard un diplôme de Philosophie. Il a travaillé comme assistant réalisateur avec Bernardo Bertolucci, Ferzan Ozpetek, Vincenzo Marra et Daniele Vicari. Il a écrit et dirigé plusieurs courts métrages et documentaires, comme l’Esame, présenté dans plus de cinquante festivals à travers le monde. Il a également réalisé la série télévisée « Mia et moi ». « Children of the night » est son premier long métrage. Il en a aussi écrit le scénario, en collaboration avec Mariano Di Nardo, et Gloria Malatesta.

Le mot des jeunes

Avec ce premier long métrage, Andrea De Sica mixe les genres, basculant dans le fantastique jusqu’a atteindre l’horreur. Deux adolescents en rébellion vont devoir faire face à leurs démons et leur soif de transgression dans un  pensionnat austère aux l’allures d’Overlook Hotel. Ici, il est question d’ombre et de lumière qui hantent chaque personnage, et cette atmosphère pleine de mystère, si pesante tout au long du film, nous a touché en plein coeur. La réalisation, la mise en scène est impeccable, soutenue par une bande son très réussie elle aussi, composée par Andrea De Sica lui-même. Entre sensualité, illusions, et sueurs froides, le seul chemin possible est celui de la vérité.
Léa Lebigre

Dimanche 26 novembre à 11h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

La fille Alligator

De Felipe Bragança
Brésil, fiction, 2017, 1h55’
Grand Prix du Jury et Prix du public, Festival Premier Plan Angers 2017

Joca est un enfant brésilien de 13 ans, amoureux d’une fille indigène paraguayenne, à la frontière des deux pays. Pour lutter pour son amour, il lui faudra affronter les secrets de son frère aîné, Fernando.

Felipe Braganca

Felipe Braganca a fondé en 2006 avec Marina Meliande la maison de production Duas Mariola Filmes. Il a co-dirigé avec Meliande les longs métrages « The escape of the monkey woman » (première mondiale au festival de Locarno en 2009) et « A Alegria » (Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2010). En 2013, il a participé en tant qu’invité au DAAD (Programme d’artistes en résidence) » où il a développé son premier long métrage en solo : La fille Alligator

Le mot des jeunes

Don’t swallow my heart, Alligator Girl ! est une fable ensorcelante sur l’amour aux airs de Roméo et Juliette. L’histoire se démarque en traitant le conflit brésilo-paraguayen baigné dans un univers mystique. Cette réalisation est fascinante grâceà la musique et à la lumière parfaitement maitrisées, mais aussi aux acteurs pourtant très jeunes qui portent ce beau long métrage. En mêlant politique et romance le réalisateur Felipe Bragança signe pour son troisième film une œuvre riche, captivante et intrigante.
Josépha

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