Mercredi 22 novembre à 20HLe Studio, le Havre

I wish

de Hirokasu Kore Eda
2011, comédie, drame, Japon, 128 ‘

Projection exceptionnelle !

Conseillé dès 12 ans

Suivi d’une discussion autour du film animée par Jean-Christophe Leforestier.

Adresse : 3 Rue du Général Sarrail, 76600 Le Havre

I wish (nos vœux secrets)
Au Japon, sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés après le divorce de leurs parents. L’aîné, Koichi, 12 ans, part vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud de l’île, tout près de l’inquiétant volcan Sakurajima.

Son petit frère, Ryunosuke, est resté avec son père, guitariste rock, au nord de l’île.

Koichi souhaite par-dessus tout que sa famille soit à nouveau réunie. Il décide de profiter de l’inauguration d’une ligne TGV pour retrouver son petit frère. Les deux enfants se lancent chacun de leur côté dans une expédition semi-clandestine pour rejoindre le point de croisement des trains, où un miracle pourrait se produire. Accompagnés par une bonne bande de copains, ils rencontrent sur leur chemin des personnages amusants et d’une gentillesse confondante, qui laissent les petits voyageurs à leur émerveillement constant.

Au fil de ce voyage Kore-Eda peint avec élégance le Japon contemporain, cet urbanisme qui envahit tout le paysage sans l’altérer complètement. Ces décors deviennent ainsi un immense terrain de jeu, sur lequel Koichi et Ryonosuke vont faire l’apprentissage de la séparation et des retrouvailles éphémères.

Hirokasu Kore Eda 

débute sa carrière de réalisateur à la télévision japonaise dans les années 90 et tourne de nombreux documentaires dont Without memory qui sera particulièrement remarqué. Ces années de tournage de documentaire marqueront son cinéma. Il réalise son premier long métrage de fiction en 1995, Maborosi et reçoit le Prix Osella d’Or au Festival de Venise. En 1998, il se penche avec Après la vie, sur une réflexion sur le passé et la mort. Après Distance, film qui décrit un groupe d’adolescents dont des proches ont été victimes d’un massacre collectif d’une secte, on le retrouve à Cannes en 2004, avec Nobody Knows dans lequel des enfants sont livrés à eux-même suite au départ de leur mère. Ce film, inspiré d’un fait divers, permet à son jeune acteur de 14 ans de recevoir le Prix d’interprétation. Il aborde de nouveau le thème du deuil avec Still Walking en 2009 puis réalise le surprenant Aid Doll, adaptation d’un manga fantastique de Yoshiie Goda. Le film sera présenté dans la section Un Certain regard au Festival de Cannes. En 2012, il revient à ses thèmes de prédilection avec I Wish. Il est à nouveau à Cannes en 2013 avec Life father, like son, qui sera un des grands moments du Festival et provoquera beaucoup d’émotion, ce qui permettra au réalisateur de remporter le Prix du Jury. EN avril 2017, sortait son dernier film Après la tempête.
Cinéaste humain, Hirozaku Kore-Eda s’inspire souvent de faits réels dans ses films. Il n’hésite pas à aborder des thèmes forts comme la mort, le deuil, la famille, le passé ou la mémoire.